Pasteur Joseph Bondo Kasongo

Les Saintes Écritures nous révèlent que le feu divin est la caractéristique particulière, la singularité du Dieu de la Bible dans cette ère chrétienne. C’est la condition sine qua non pour tout disciple du Christ qui veut bien accomplir efficacement le mandat du Seigneur. Cependant, il est de la plus haute importance pour chacun de nous de comprendre le chemin qui conduit à l'expérimentation de cet embrasement par le feu d'en haut. Rappelons que ce qui s’est produit dans la chambre haute n’était pas le fruit du hasard,

mais plutôt la conséquence logique d'une démarche portée par un esprit d'obéissance à la Parole du Seigneur, et une foi persévérante dans la véracité de la promesse du Père. Tout comme les deux premiers chapitres des actes des apôtres, le récit du prophète Elie sur le mont Carmel nous donne quelques leçons à ce sujet. Nous devons savoir que le feu ne descend que sur l'autel où est placé un sacrifice afin de le consumer. Néanmoins, certaines conditions doivent être remplies. Elie l'avait bien compris, contrairement aux prophètes de Baal. Pour que le feu descende, il faut que l'autel soit préalablement rétabli, et l'autel symbolise la croix qui doit être au cœur de notre vie. Parler de la croix sous-entend le brisement en nous, le renoncement ou le reniement de soi, de l'abnégation. Tout cela doit se faire en conformité avec la Parole de Dieu. Sachons-le : «Pas de feu, sans autel ; pas de feu, sans sacrifice vivant ; pas de feu, sans une vie de prière et de foi.» Ce message est donc une invitation à rechercher par tous les moyens ce contact permanent avec le Saint-Esprit, à monter les marches qui conduisent à la chambre haute. Car, c'est là à genoux avec une foi persévérante, dans la supplication avec une foi totale et entière dans la Parole du Christ que nous pourrons être enflammés et ainsi aller dans sa moisson afin de conquérir des territoires pour sa gloire.